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FÉDÉRATION DES CHASSEURS
DE PICARDIE

Village Oasis Bâtiment Fagus
Allée de la Pépinière
80044 Amiens Cedex 1
Tél : 03 22 67 12 15
Fax : 03 22 67 12 11
Email : frc.picardie@wanadoo.fr

 

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Le Pigeon Ramier
 



 

Poids :
Similaire pour les deux sexes de l’ordre de 500g en moyenne.


Reproduction :
Le nid, fait de branchages, est établi dans un arbre, souvent dissimulé dans du lierre. La  ponte s'étend de mars à septembre ( 2 ou 3  pontes, de 2 œufs blancs chacune).
Incubation de 17 jours. Les adultes nourrissent les poussins avec un " lait " sécrété par le jabot, puis  avec des graines et végétaux. Les jeunes peuvent quitter le nid dès l'âge de 15 jours mais deviennent indépendants entre 20 et 30 jours. Bien que beaucoup de pontes échouent pendant l'incubation, un couple produit en moyenne un peu plus de 2 jeunes par an.


Alimentation
 quasi-exclusivement végétal. Opportunisme, tire profit des ressources selon leur disponibilité. Pendant la reproduction: légumineuses, semis et graines de céréales, fruits, feuilles de plantes sauvages. En automne-hiver : glands, faines, maïs et  semis d'automne et les repousses de colza. Les poussins peuvent recevoir en faible quantité des invertébrés (vers ou escargots).
 


Columba palumbus, de la famille des colombidés, appelé aussi  "Palombe" dans le Sud-Ouest de la France.
Mâles et femelles présentent un plumage gris bleu. Les taches blanches du cou et du bord de l'aile permettent de le différencier de ses proches parents : le pigeon biset et le pigeon colombin. Les jeunes ont des liserés roussâtres sur les plumes couvrant les ailes et n'acquièrent les taches au cou qu'après leur première mue.

Habitat

Présent sur la majeure partie de l'Europe. C'est un habitant des grands massifs forestiers à l'origine, mais on le rencontre à présent aussi bien dans les zones cultivées que dans les villes qu'il a colonisé récemment. Nicheur, commun en France, à l'exception du Sud-Ouest et la région Provence - Côte d'Azur, où il semble pourtant peu à peu renforcer sa présence.
Généralement absent des zones d'altitude supérieure à 2 000 m. C'est dans la moitié occidentale du pays que l'on trouve les plus fortes abondances et c'est aussi là qu'elles augmentent le plus fortement ces dernières années.

Migration

Sédentaire sur l'ensemble du territoire, en revanche, les populations du Nord et de l'Est de l'Europe sont migratrices. Elles arrivent en France par centaines de milliers entre fin octobre et début novembre. Certaines populations franchissent alors les cols des Pyrénées pour atteindre leur quartier d'hivernage dans les forêts de chênes d'Espagne et du Portugal, alors que d'autres passent l'hiver dans le Sud-Ouest de la France, se nourrissant sur les chaumes de maïs. De mi-février à mi-avril, la migration a lieu en sens inverse.

Conservation et gestion

Espèce chassée partout en France. Techniques de capture traditionnelles  utilisées en période de migration par les chasseurs du Sud-Ouest : les palombières en plaine, et les pantes dans les cols montagneux.
Bonne santé démographique, il devrait voir ces effectifs reproducteurs encore augmenter ces prochaines années en France. Ce constat doit cependant être nuancé à l'échelle des populations. Ainsi, la population des migrateurs trans-Pyrénéens subit un déclin constant depuis quelques décennies auquel il conviendrait de répondre par une gestion adaptée des prélèvements et une surveillance renforcée des zones d'hivernage et de reproduction. Sur notre territoire, certaines populations pâtissent du traitement des semences de pois par des produits phytosanitaires toxiques pour les oiseaux. Les remembrements excessifs en secteur bocager peuvent également provoquer des chutes locales de l'abondance des couples reproducteurs. Enfin, le développement de grandes monocultures intensives et la disparition consécutive de ressources alimentaires alternatives peut amener le pigeon ramier à se rabattre sur ces cultures et provoquer des dégâts significatifs.
Le devenir de cette espèce dépendra de notre capacité à effectuer des prélèvements adaptés à la biologie des différentes populations qui la composent et à une gestion raisonnée de ses habitats de reproduction et d'hivernage.

Source et photo : Oncfs   

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