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 Photo : Pascal Lienard
La rencontre de la perdrix et de l’insecte n’est pas une fable de La Fontaine.
En effet, les études sur la biologie de notre perdrix grise mettent en évidence le lien étroit qui relie les potentialités d’un territoire à perdrix et la quantité d’insectes disponibles. En effet, pendant ses trois premières semaines de vie, le poussin est strictement insectivore et le manque de nourriture peut lui être fatal. Le développement rapide du poussin, directement lié à la quantité d’insectes qu’il ingère, lui permet d’échapper plus facilement à ses prédateurs notamment par l’acquisition plus précoce de la capacité à voler et en outre, de mieux résister aux mauvaises conditions climatiques.
Ceci s’explique très simplement, le poussin, trouvant à sa proximité immédiate suffisamment d’insectes pour se nourrir, économise une manne d’énergie importante en déplacement. Il peut alors la détourner vers d’autres fonctions (croissante thermorégulation…).
Pas fainéant le perdreau
Et nos jeunes perdreaux ne sont pas fainéants, ils parcourent en moyenne par jour de 100 à 560 mm selon qu’ils se situent dans une prairie naturelle, riche en insecte ou dans un champ d’orge traité aux herbicides, peu riche. Tout aménagement ou pratique agricole qui favorise la présence des insectes va donc favoriser la survie des perdreaux.
Cela dit, il ne faut pas oublier que l’obtention de fortes densités de perdrix dépend également de la régulation des prédateurs, de l’aménagement des territoires et du raisonnement des prélèvements qui sont autant de points capitaux que le chasseur amoureux de l’oiseau gris, doit prendre en compte.
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