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Ça pique le hérisson

Discret, essentiellement nocturne, le petit niglo hante nos campagnes et jardins. Comment vit-il ?


                Photo : photothèque FNC - FDC Haute Marne  

Cinq à sept mille piquants arpentent la campagne avec une méthodologie exemplaire, insectes , mollusques, vers,œufs, oisillons,  charognes font du hérisson l’un des plus avides des opportunistes alimentaires. Si son alimentation se compose essentiellement d’invertébrés (vers, mollusques et insectes), le hérisson ne rebute devant aucune source alimentaire. Il prend un malin plaisir à piller les nids, dévorer les oisillons et à nettoyer la nature des charognes en tout genre : un véritable appétit de loup. Il faut dire que le hérisson n’a guère le choix, il ne sort que de mars à septembre et passe donc presque 6 mois par an à puiser dans ses réserves. Avec une telle vie, il n’a pas de temps à perdre durant sa période d’activité, il ne dort plus que 3 à 4 heures par jours, au moment où la chaleur est la plus intense. L’hiver notre hérisson s’enfouit dans un abri, tas de feuilles ou de branches, aménagé en un nid douillet. Là, le hérisson s’endort, sa température chute de 35 à 15°C, et son hibernation est entrecoupée de phases de réveil durant lesquelles il élimine les toxines accumulées dans son organisme.


 Peur de rien…
et roule boule

Animal d’un autre age, le hérisson est très résistant. Il ne craindrait de façon totalement incompréhensible et diabolique, ni le venin de vipère, ni la bave de crapaud et encore moins la toxine du tétanos, l’arsenic, le cyanure ou le chloroforme. Son armure de piquant le protège en grande partie contre les prédateurs. Seul le blaireau réussit à la contourner en glissant ses redoutables griffes dans la fente ventrale qui persiste même lorsque l’animal est complètement « en boule ». La légende voulant que le renard urine sur le hérisson pour lui faire baisser sa garde est une ineptie ;

la seule chance des canidés étant de saisir, à la vitesse de l’éclair, la tête ou le coup du hérisson en le retournant avant qu’il n’ait eu le temps de se recroqueviller totalement.

Le statut d’espèce protégé du hérisson ne le met pas à l’abri de son principal prédateur : la voiture

Des études démontrent en effet que la circulation routière est la cause majeure de la mortalité des hérissons. Et cela s’explique aisément, le hérisson, confiant en son armure, préfère se rouler en boule à l’approche d’un véhicule plutôt que de s’enfuir rapidement et ceci cause souvent sa perte.

 

 

 

 Source : Chasses de Picardie N° 21

 

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