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FÉDÉRATION DES CHASSEURS
DE PICARDIE

Village Oasis Bâtiment Fagus
Allée de la Pépinière
80044 Amiens Cedex 1
Tél : 03 22 67 12 15
Fax : 03 22 67 12 11
Email : frc.picardie@wanadoo.fr

 

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Chasses du gibier d'eau

LA CHASSE A TIR


La chasse à la botte

La battue

L' affût

La passée

La hutte

Le hutteau

La chasse en bateau

 

 

 

 

 


Un chasseur à la passée du soir Photo photothèque FNC

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 



 

La chasse à la botte.
Elle consiste à parcourir discrètement, seul ou à plusieurs, un marais ou des prés humides en explorant tour à tour chaque plan d'eau, roselière, platière, etc. Royaume de l'inattendu, elle permet de tirer un peu de tout - bécassines et canards constituant le fond des tableaux. La présence de chiens d'arrêt est souhaitable, celle de chiens de rapport indispensable (labradors et autres). Cette chasse se pratique dans la journée en évitant de partir trop tôt, les oiseaux étant beaucoup plus fuyards de bon matin.

  La battue.
Très peu utilisée, sauf pour les bécassines et pour les foulques dans le midi.

  L'affût.
Chasse à poste fixe sur un point de passage habituel des vols diurnes. Conditions nécessaires au succès : un camouflage parfait (naturel ou artificiel) et une patience à toute épreuve. L'utilisation quelques colverts appelants favorise le tir des canards, celle de forme en bois ou en plastique et l'imitation de leurs cris le tir des limicoles. Le plus grand calme est naturellement exigé du chien de rapport, dont un changement d'attitude peut toutefois révéler l'approche des oiseaux.

  La passée.
Autre chasse à l'affût, mais sur les parcours empruntés à l'aube et au crépuscule par des oiseaux se déplaçant entre leurs gagnages nocturnes et leurs reposoirs diurnes. Tir très rapide et toujours à courte distance, sur des ombres à peine entrevues et le plus souvent repérées au bruit (cris des limicoles, sifflements des sarcelles, ronflements d'ailes des autres canards). Temps favorables: brouillard ou tempête, les vols étant alors plus bas. L'emplacement du poste doit être choisi presque au mètre prés. En raison de l'obscurité, le camouflage devient secondaire mais le chien de rapport est plus indispensable que jamais.

  La hutte.
(Appelée aussi "tonne" ou "gabion") : installation permanente construite au bord d'un plan d'eau douce ou salée qu'on appelle souvent une "mare". Le but est de faire se poser les vols de canards juste devant la hutte, en les attirant par des cris d'appelants (long cri, demi cri, court cri)attelés en fonction du vent. Le tir se fait au posé, presque toujours en pleine nuit. La hutte peut être fixe ou flottante, un dispositif d'ancrage lui permettant alors de monter ou de descendre au gré des marais. Pratiqué surtout dans les départements côtiers de la Manche et du Sud-ouest (au moins 8 000 installations recensées), ce mode de chasse prend toute son efficacité lors des grands coups de froid.

  Le hutteau.
Installation mobile, parfois en bois mais d'ordinaire en toile cirée, que le chasseur enterre dans le sable, ou la vase à proximité immédiate d'un lieu de nourrissage habituel des échassiers. L'élément capital est donc l'horaire des marées, l'affût proprement dit pouvant durer 5 ou 6 heures entre deux marées hautes. Situé le plus souvent en plein estuaire, le lieu choisi doit comporter à la fois une retenue d'eau permettant aux oiseaux d'y vermiller longtemps et un relief suffisant pour que le hutteau n'émerge qu'à peine de la vase sans prendre l'eau par le fond. Des formes judicieusement piquées (orientation, groupement) et l'imitation de ses cris aidant à leurrer le gibier

  La chasse en bateau.
(L'engin le mieux adapté étant appelé "punt", ou "pédalo" dans le bassin d'Arcachon). Moyen d'approcher des canards ou des foulques posés en pleine eau, mais le bateau doit être sans moteur et ne pas transporter plus de 2 fusils. Sa pratique en mer est extrêmement dure, voire dangereuse - au point d'être réservée à quelques marins expérimentés en ayant reçu l'autorisation du chef de quartier des affaires maritimes.

 


L'extrême variété des territoires et du gibier a engendré une multiplication des modes et chasse d'autant plus remarquable qu'on pourrait en citer beaucoup d'autres, imaginés et utilisés ici ou là par des poignées de chasseurs locaux. D'autre part, en période d'ouverture générale, les chasseurs en plaine et au bois sont toujours plus ou moins susceptibles de tirer à la rencontre une pièce de gibier d'eau. Les véritables "Sauvaginiers" sont environ 270 000, qu'on peut diviser en deux grandes catégories : les huttiers, qui tirent au posé pendant la nuit ; - les autres, qui tirent au vol de l'aube au crépuscule en changeant de méthode suivant les heures ( une journée au marais peut commencer par la passée du soir). Bien que les intérêts de ces deux groupes soient antagonistes, les plus actifs de leurs représentants oeuvrent en commun dans l'Association nationale des chasseurs de gibier d'eau : des réformes aussi fondamentales que l'organisation de la chasse sur le domaine public maritime sont à mettre à son actif, de même que l'édition d'une revue mensuelle intitulée "La Sauvagine".

© Réussir le permis de chasser / Gerfaut

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