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FÉDÉRATION DES CHASSEURS
DE PICARDIE

Village Oasis Bâtiment Fagus
Allée de la Pépinière
80044 Amiens Cedex 1
Tél : 03 22 67 12 15
Fax : 03 22 67 12 11
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LA CHASSE A TIR

La chasse aux chiens courants

La battue

La poussée

L'approche

L'affût

La recherche au sang

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 la chasse aux chiens courants, analogue à la chasse à courre mais dans laquelle on essaie de tirer l'animal au passage. Pratiquée surtout pour le chevreuil et le sanglier, elle nécessite des sujets de grande taille provenant pour la plupart d'équipage de vénerie : français et grands anglo-français tricolores, blanc et noir ou blanc et orange, billy, poitevin, grand gascon saintongeois, grand griffon vendéen, fox-hound.

 
 La battue, assez semblable à ce qu'on a vu pour le petit gibier. cette ressemblance conduit d'ailleurs à des erreurs techniques assez courantes : 

- déplacement trop rapide et bruyant de la ligne marchante, alors que le silence et de fréquents arrêts sont beaucoup plus efficaces ;
- disposition régulière des tireurs postés, alors que chacun devrait l'être à proximité d'un passage situé sur la gauche ; 
- non aménagement des postes de tir (layons en étoile, paravents de camouflage, etc.).

Mais la faute la plus grave consiste à utiliser en battue des chiens courants de grand pied, qui font fuir le gibier à toute allure : l'identification préalable au tir devient presque impossible et les risques de blessures sont multipliés. Solution : des chiens mordants mais petits et lents, dont le prototype est le teckel.

  La poussée (parfois appelée "drücken") : elle va au bout des principes qu'on vient de voir, puisqu'elle peut s'exercer à la limite avec un seul tireur (posté au passage le plus probable) et un seul rabatteur (qui s'efforce d'y "conduire" le gibier sans l'effrayer, en se déplaçant sous bois avec des allures de promeneur).Exigeant une parfaite connaissance du terrain, elle permet une identification et un tir très sûrs sans troubler la paix ni décantonner longtemps les animaux.

L'approche (parfois appelé "pirsch"). Mode de chasse individuel qui consiste à parcourir très lentement le territoire, à voir le gibier avant d'être vu, à l'identifier avec précision (sexe, classe d'âge, état de santé), à l'approcher et à le tirer si possible arrêté quand on a décidé de le faire, ou à se retirer aussi discrètement qu'on était venu dans le cas contraire. Si la chasse aux chiens courants ressemble à celle des loups, celle-ci s'apparente à celle du lynx : même importance de la vue (amplifiée par les jumelles et les lunette de tir) même aptitude à se fondre dans le décor (vérification constante du vent, tenue camouflée, marche silencieuse et masquée), même infaillibilité dans la phase finale (le tir appuyé remplaçant ici la brève poursuite ou le bond). Heures privilégiées : l'aube et le crépuscule en forêt, le début l'après-midi en pleine montagne. La vigilance des vieux mâles et telle qu'on arrive guère à la déjouer qu'en saison de rut - y compris en imitant le brame du cerf ou l'appel de la chevrette en chaleur.


 L'affût Complément direct de l'approche puisqu'il dérive également de la chasse du lynx, qu'il est pratiqué par les mêmes chasseurs et souvent en même temps (un affût pouvant déclancher une approche et une approche s'entrecouper d'affûts), qu'il permet une même sûreté dans l'identification et le tir. Principal instrument le "mirador", parfois indépendamment. L'avantage et qu'on inquiète beaucoup moins encore les animaux en  ne laissant traîner qu'un minimum d'odeurs ; l'inconvénient, est que c'est beaucoup plus facile et donc moins riche d'émotions.

 La recherche au sang, du grand gibier blessé. Encore plus nécessaire que celle du petit gibier, car elle permet d'éviter :
- de longues agonies, d'autant qu'il n'y a plus de grands prédateurs pour les abréger ; 
- des dépassements involontaires du plan de chasse ;
- un gaspillage souvent considérable de venaison.
Exigeant une technique si grande qu'on peut la considérer à juste titre comme un mode de chasse à part entière, elle suppose que le chasseur : 
- aille systématiquement contrôler sa balle, même s'il est convaincu d'avoir raté (le gibier doit être présumé atteint aussi longtemps qu'on a pas retrouvé le point d'impact) ;
- sache interpréter la réaction au coup de feu (bond, ruade,fléchissement, etc.) et les indices laissés sur le sol (empreinte du pied, poils coupés, sang, éclats d'os et morceaux de chair ou de moelle) ; 
- ne cherche pas à poursuivre lui-même au-delà de courtes distances ; 
- balise soigneusement le lieu de tir et les premiers mètres de l'axe de fuite ; 
- préviennent le jour même le conducteur d'un chien spécialisé.

Ce chien est presque toujours un teckel ou un chien de rouge du Hanovre ou de Bavière ; mais pas forcément,  la recherche étant une question de dressage plus qu de race. l'entraînement se fait sui piste artificielles. La recherche peut commencer quelques heures après le coup de feu ou le lendemain, en souhaitant qu'il n'y est pas de nuit. elle est parfois très longue(plus de 10 kilomètres) et souvent très dure, un animal diminué ayant tendance à chercher refuge dans les remises les plus fourrées. La réussite se traduit soit par la découverte du cadavre, soit par une balle d'achèvement après mise au ferme par le chien.

Il est fréquent de diviser en deux groupes antagonistes les modes de chasse à tir du grand gibier : la chasse aux chiens courants et la battue, qui serait spécifiquement française ; et tous les autres - désignés par l'expression "chasse silencieuse" - dont l'origine serait allemande. Une telle opération est largement fausse : les grands livres de chasse française du XIVe siècle (le Roy Modus et Gaston Phoebus) décrivent au contraire en détail l'approche, l'affût et la poussée, de même que la recherche au sang. Mais cet enseignement fut perdu en raison de la primauté presque totale prise chez nous, pendant 4 siècles, par la vénerie : lorsque la chasse à tir fut remise à l'honneur après la Révolution, les chasseurs adoptèrent donc des techniques fondées sur l'emploi du chien courant : et ce n'est guère qu'au XXe siècle, à partir de l'influence exercée en Alsace par les Allemands, que les autres méthodes furent peu à peu sorties de l'oubli par des chasseurs soucieux de sélection.
Aujourd'hui, elles ne cessent de regagner lentement mais sûrement du terrain. Beaucoup de leurs adeptes se sont regroupés dans l'Association nationale des chasseurs de grand gibier et l'Association nationale des chasseurs de montagne, qui s'efforcent de rationaliser la chasse à tir des grands animaux : un objectif d'ailleurs atteignable - du moins en grande partie - même en battue ou aux chiens courants


© Réussir le permis de chasser / Gerfaut

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