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Dans les prochains mois, les commissions départementales des espaces, sites et itinéraires relatifs aux sports de nature seront mises en place dans les Conseils généraux. Ainsi, les collectivités locales prennent-elles en compte un véritable phénomène de société : le développement des usages non appropriatifs de la nature, concept que le législateur a récemment introduit dans le Code de l'Environnement. Quinze millions de Français randonnent - à pied, à cheval, à bicyclette - escaladent, descendent les torrents, explorent les cavités naturelles ; leur nombre progresse de 10% par an. En Picardie, les sports de nature comptent 50 000 licenciés ;" les pratiquants diffus" de loisirs de plein air sont estimés à 500 000. Souhaitant participer à l'établissement de relations sereines et constructives entre tous les acteurs, la Fédération régionale des chasseurs a initié, grâce au concours du Conseil régional et de la Fondation de France, un audit sur les relations entre les usagers de la nature en Picardie que signent les chercheuses Charlotte Michel ingénieur consultant en gestion de territoires, et Sophie Tievant, ethnologue. Cet état des lieux constitue une première : la question du "partage de la nature" n'a jamais été traitée à partir d'une étude de cas réalisée au niveau de toute une région. Les résultats de cet audit seront présentés lors du colloque "Vivre ensemble la nature", le vendredi 23 mai 2003, à Amiens. S'y exprimeront les représentants des diverses sensibilités qui composent le débat sur l'évolution des usages et des perceptions de la nature. Un échange entre deux personnalité picardes, occupant des responsabilités nationales, Henri de Benoist, président de l'Association nationale des producteurs de blé et François Veillerette, président de Greenpeace France, clôturera les travaux.
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