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D’évidence, le sujet des surdensités de grands animaux n’est plus une affaire entre chasseurs, agriculteurs et forestiers : la presse d’information générale rend compte désormais régulièrement d’incidents concernant les pelouses des résidences secondaires ou des jardins potagers retournés par les sangliers messages des assureurs alertant les automobilistes sur les risques de collision avec le grand gibier (plus de cent morts d’hommes par an), les parlementaires eux-mêmes se sont emparés du sujet lors des travaux préparatoires à la loi sur les Affaires rurales...
Dans un contexte de baisse des revenus agricoles, les dégâts aux cultures sont légitimement de moins en moins bien supportés. S’y ajoute la lancinante menace de peste porcine qui, sur le marché international, pourrait faire très mal aux éleveurs français, sans compter la crainte qu’ont certaines fédérations de chasseurs de ne plus pouvoir assurer le financement des indemnisations des dégâts de grand gibier. Le montant de celles-ci est passé de 4 à près de 20 millions d’euros en l’espace de vingt ans. Conformément à sa mission de coordination des activités des fédérations départementales des chasseurs, notamment pour la gestion des dégâts de grands gibiers, la Fédération des chasseurs de Picardie a fait réaliser une étude comparée des politiques de gestion des grands animaux engagées dans l’Aisne, l’Oise et la Somme. Les résultats de cette étude seront présentés lors du colloque « Grand Gibier, repenser la gestion » que la Fédération des chasseurs de Picardie organise le mardi 2 mars 2004 au lycée agricole du Paraclet (Cottenchy – 80). S’y exprimeront des scientifiques spécialistes du grand gibier, des représentants des agriculteurs, des forestiers, des chasseurs, autour de quatre tables rondes :
- le plan de chasse sanglier est-il nécessaire ? - Agrainage, pour quoi faire ? - Tir à balle du chevreuil, quel intérêt ? - Et dégâts forestiers, quelle réalité ?
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