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Équipés d’un « radar », les chiroptères sont l’exemple même de l’adaptation par rapport aux disponibilités alimentaires. Ils peuvent ainsi chasser de nuit.
On recense en France 30 espèces qui ne représentent qu’une infime partie du millier d’espèces connues au niveau mondial. Parmi les plus familières, nous pouvons citer la pipistrelle commune qui occupe fréquemment les bâtiments. D’autres beaucoup plus rares, sont protégées au niveau Européen pouvant ainsi justifier de la classification d’un site en site Natura 2000. Un exemple d’adaptation S’il est un prédateur discret, efficace et mal aimé, c’est bien la chauve-souris. Animal diabolique et nocturne, la chauve-souris est un exemple parlant de la faculté d’adaptation des mammifères. En effet, alors que dans la journée la compétition pour l’acquisition de la manne alimentaire que représente les insectes fait rage : la nuit les prédateurs volants sont beaucoup plus rares. Les chauves souris ont orienté tout leur métabolisme pour une efficacité maximale sans la moindre lumière. Ces facultés leurs ont permis de coloniser différents milieux et de profiter de ressources alimentaires inaccessibles à d’autres mammifères et aux oiseaux diurnes. Les chiroptères (ce qui signifie « main ailée »), sont les seuls mammifères réellement aptes au vol. Leurs membres antérieurs, allongés, sont transformés en ailes alors que leurs membres postérieurs sont peu développés
Un mammifère ailé En vol nocturne rapide, les chauves-souris évitent les obstacles et détectent leurs proies pas écholocation ou écholocalisation, émettant des ondes ultrasoniques dont l’écho qu’elles perçoivent en retour leur permet de se représenter la configuration des lieux. Ce système est identique à celui des radars. Toutes les chauves-souris se nourrissent d’insectes et, ces derniers étant rares en hiver, elles hibernent durant les mois les plus froids. Plusieurs espèces effectuent aussi des migrations saisonnières, qui n’ont rien de comparable à celles des oiseaux. Ces migrations sont au plus de l’ordre de quelques centaines de kilomètres et leur direction n’est pas précisément définie.
La plupart des chauves-souris s’accouplent en automne, mais le développement de l’embryon ne débute qu’en avril. Les femelles donnent alors naissance à un seul petit par an qui commence à voler à partir d’un mois. Cette faible reproduction, associée à la concentration des sites de reproduction et à la chute du nombre d’insectes, fait que les chauves-souris font toutes partie des espèces menacées et que de nombreuses espèces sont en déclin ou en voie d’extinction en Europe.
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