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Canard de surface, à la silhouette ramassée et au vol très rapide, se reconnaît facilement, en particulier au cri des mâles, strident et modulés en deux tons très brefs. La femelle plus petite, ne siffle pas mais pousse un cri assez rauque, elle se distingue par la teinte rousse de son plumage et par sa silhouette : bec court gris bleu, front bombé et cou assez court. En période nuptiale, le mâle présente un plumage très coloré : la tête et le cou sont d'un roux très riche relevé d'une bande jaune d'or sur le front et le dessus de la tête, bec court bleu clair.
Son cadre de vie :
les baies, les estuaires et les marais côtiers salés Les siffleurs en transit migratoire et en hivernage dans notre pays appartiennent à deux populations (Méditerranéenne se reproduit en Russie et hiverne sur la côte méditerranéenne de la Turquie à l'Espagne et en Afrique du Nord). (Ouest-européenne se reproduit également en Russie, au nord de la Suède et de la Finlande). Les hivernants se répartissent du nord des Pays-Bas au Maroc, le long du littoral Manche - Atlantique notamment. En hiver, Ils se regroupent en bandes nombreuses sur des localités côtières (étangs, lagunes, marais saumâtres, estuaires, baies). Fréquentent également des zones humides continentales prairies inondées, réservoirs (Grande-Bretagne, Pays-Bas).
En France :
En janvier, les quartiers d'hiver sont essentiellement côtiers et concentrés principalement sur 3 sites : le golfe de Morbihan, la baie de l'Aiguillon sur la façade atlantique, et la Camargue sur le littoral méditerranéen. Ce dernier site est également une étape migratoire post et prénuptiale pour les oiseaux hivernant en
Espagne. Le siffleur fréquente aussi quelques sites intérieurs comme le réservoir Marne et le cours du Rhin. Extrêmement mobile à l'arrivée d'une vague de froid, la distribution numérique en janvier est très variable et directement liée à la sévérité de l'hiver (300 000 à 45 000 individus en hiver normal, 75 à 115 000 en hiver froid). La façade Manche - Atlantique représente un refuge climatique très important pour la population ouest-européenne.
Avenir du canard siffleur
Sa situation en France est stable et n'indique pas de variation significative de ses effectifs hivernant depuis quelques années. Le maintien de ses principaux sites d'hivernage, en particulier la protection de ses zones d'alimentation, conditionne sa venue en France. Les tentatives de croissement de siffleurs avec des colverts domestiques dans la perspectives de produire des appelants constituent une dérive de l'art sauvaginier sans compter que rien n'indique une absence de risque de pollution génétique par dispersion dans la nature de ces sujets abâtardis
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