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Famille des anatidés, un des canards de surface, le plus élégant et très facile à reconnaître, se distingue par la longueur de son cou et de sa queue. En période nuptiale, le mâle a la tête brun-chocolat, le cou orné d'une ligne blanche qui remonte en pointe de la poitrine (blanche) jusqu'à l'arrière de la tête; le reste du dessus du corps et les flancs sont gris, séparés par une ligne noire. Les plumes noires de la queue ajoutent environ 10 cm à la longueur totale. Le bec est bleu acier chez le mâle et gris acier chez la femelle, plus grise que la majorité des autres espèces de canards de surface et dont la queue pointue est nettement plus courte que celle du mâle.
Son cadre de vie : Son aire de reproduction est centrée principalement en
RUSSIE. Ailleurs, il est nicheur en Scandinavie et sur de nombreux petits sites disséminés à travers toute l'Europe. Après la mue, débute en août la migration d'automne qui bat son plein de mi-septembre à novembre. La répartition hivernale de ce migrateur au long cours est très diluée : nord-ouest de l'Europe (Pays-Bas, Grande-Bretagne), région mer Noire, Méditerranée (Turquie, Grèce,
RUSSIE) et également Afrique de l'Ouest (bassin du Sénégal, du Niger au Mali et au Tchad). Ils sont très grégaires en hivernage et se rencontrent surtout sur le littoral maritime. La migration de printemps commence vers la fin de février avec un pic en mars.
En France : Il niche assez régulièrement en baie de Seine, dans la Manche, dans le sud de la Bretagne et au bassin d'Arcachon. L'effectif total ne dépasse pas la dizaine de couples. En hiver : distribution essentiellement littorale ; les principales zones de stationnement : Camargue, baie de l'Aiguillon, golfe du Morbihan, littoral picard, estuaire de la Loire, bassin d'Arcachon, baie de Saint-Brieuc et baie de Seine. La population hivernant en France est de l'ordre de 12 à 15 000 oiseaux avec une stabilité des effectifs depuis quelques années. Par hiver froid, l'effectif atteint en moyenne les 25000 individus.
Avenir du canard pilet : Effectifs très variables d'une année à l'autre. Ces fluctuations numériques sont telles qu'aucune tendance d'évolution ne peut être actuellement décelée. Malgré ce phénomène et la vulnérabilité de ses principaux habitats, la situation ne semble pas globalement préoccupante compte-tenu de sa mobilité et de son adaptabilité aux variations des conditions du milieu. |