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Le plus répandu des anatidés. Mâle : bec jaunâtre, une tête vert brillant, un étroit collier blanc et une poitrine d'un brun lilas. Femelle : plumage brun tacheté, bec verdâtre, orangé sur le côté. En été, les mâles perdent durant plusieurs semaines leur plumage nuptial et ressemble alors beaucoup à la femelle : c'est le plumage d'éclipse. A l'automne, ils retrouvent leur plumage de noce, et les couples commencent à se former.
Son cadre de vie : peut nicher partout où il y a de l'eau : marais, étangs, lacs, rivières, ruisseaux et mares. Nid placé dans la végétation aquatique, haie, roncier, herbage ou arbre creux, parfois même loin de l'eau. En hiver, les colverts se regroupent en troupes nombreuses dans les grandes régions d'étangs, les baies, les estuaires et sur les grands fleuves.
En France : Le colvert se reproduit surtout au nord d'une ligne Arcachon Lyon. Plus au Sud, il niche aussi en Camargue, en Languedoc-Roussillon et en Aquitaine. Les régions d'étangs (Brenne, Sologne, Dombes, Forez ... ) et les grandes étendues de marais (marais vendéens, sud Bretagne, vallées angevines, Camargue ... ) accueillent l'essentiel de la population nicheuse estimée à 30 à 60000 couples pour l'ensemble de la France. En hiver, les plus fortes concentrations se trouvent sur le cours du Rhin en Alsace, dans les grandes régions d'étangs, les baies, les estuaires et en Camargue, La population hivernante est estimée entre 120 et 210 000 oiseaux les hivers "normaux" et à plus de 300 000 les hivers "froids".
Avenir du canard colvert Chaque année, 1 400 000 colverts d¹élevage, au bas mot, sont lâchés en France. Ces oiseaux issus d¹élevage se reproduisent dans la nature sur des périodes nettement plus longues que leurs lointains cousins sauvages, les impératifs de la migration ne dictant pas leur cycle de reproduction. D'où l'observation de nombreuses naissances tardives. Ainsi, la restriction des périodes de chasse du gibier d¹eau s¹appuie sur ces effets induits des lâchers. Certes, du point de vue des effectifs, l¹incidence sur les densités migratrices est infime. Pour deux raisons : sur les quelque 1 500 000 colverts tués annuellement en France, 10 % à 20 % pas plus, sont des oiseaux sauvages ; en outre ces prélèvements représentent 70 % du tableau national des canards de surface ou plongeurs ce qui relativise considérablement l¹impact de la chasse du gibier d¹eau sur les populations naturelles. Du point de vue écologique toutefois, l¹accouplement de ces oiseaux lâchés avec les colverts migrateurs, provoque des modifications génétiques qui affectent la souche sauvage. Dans ce contexte, les lâchers de colverts apparaissent comme une erreur majeure aussi bien du point de vue de la défense de la chasse d¹été qu¹au regard de la responsabilité écologique des chasseurs. En bonne logique il importerait donc de les proscrire |