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Combien de perte ?
Le taux de survie est une estimation réalisée à partir des résultats des comptages de printemps, des échantillonnages de compagnies de perdrix grises et des relevés de chasse. Quand toutes ces conditions sont réunies, il est permis d'avoir une idée de la survie et donc de la mortalité des adultes hors chasse. Les calculs supposent toutefois que les jeunes de l'année survivent aussi bien que les adultes après les échantillonnages et qu'ils soient prélevés de la même façon à la chasse. Ajoutons à cela une source d'erreur générée par un phénomène d'émigration et d'immigration. Celui-ci est principalement du à la capacité d'accueil du territoire, à savoir la moyenne parcellaire et le rapport entre les cultures d'hiver et les cultures de printemps. La baisse continuelle du taux de survie a été constatée après 1977. Depuis trois ans, ce taux se stabilise autour de 35/40%. Cette stabilité masque toutefois des variations entre grandes régions, d'un département à l'autre et au sein même d'un seul département. Actuellement, le taux de survie est meilleur dans le Nord/Pas de Calais / Picardie qu'au sud de la région parisienne. Dans l'Aisne, 4 territoires feront l'objet cette année d'un suivi plus précis et ce dans le cadre du réseau national perdrix - faisans du Centre National d'Etude et de Recherche Appliquée de la petite faune sédentaire de plaine.
Combien de jeunes par poule ?
Nous ne le répéterons jamais assez : le succès de la reproduction est lié à de multiples facteurs et en autres aux facteurs météorologiques incontrôlables. C'est ainsi que des orages violents ont éclaté dans l'Aisne lors du pic d'éclosion de l'espèce soit le 19 juin, remettant en cause des mois de travail réalisés par les chasseurs locaux. Pour autant, plus de 5 000 compagnies avaient été analysées dans toute la région Nord/Bassin Parisien dont 2 000 dans l'Aisne. Le nombre de jeunes par poule d'été présente était de 4,4 et 42% des poules ont été observées sans jeunes ou étaient surnuméraires dans les compagnies. 2002 aura donc été une année très moyenne. Depuis l'étude nationale sur la perdrix, les fédérations et l'O.N.C.F.S. travaillent de concert avec les responsables de territoires. Comme la perdrix grise ne vit que sur les terres cultivées par l'homme, l'analyse des données d'habitat tient une place importante dans le suivi de l'espèce. Hormis la météorologie et la passion des prédateurs, l'habitat conditionne largement le succès de la reproduction. En effet, les céréales d'hiver, les cultures récoltées en automne, la taille moyenne des parcelles, les pratiques agricoles, la biodiversité sont des éléments importants pour la survie des jeunes. Globalement, les analyses démontrent la grande difficulté de lier la démographie de la perdrix grise et de son habitat. Par contre, il ressort nettement une relation positive très forte entre l'importance de l'agrainage et le succès reproducteur. |