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80044 Amiens Cedex 1
Tél : 03 22 67 12 15
Fax : 03 22 67 12 11
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ACTUALITÉ ARCHIVE
 
Valeur cynégétique des territoires

Un audit pour faire le point
Que vaut votre territoire pour la chasse et quoi faire pour l’améliorer ? Voilà les questions auxquelles répond l’audit de la Fédération des chasseurs de l’Aisne

 

Comment rendre à la nature ce qu'elle nous donne, une interrogation que bien des chasseurs et gestionnaires de territoire se posent lorsqu'ils veulent gérer le petit gibier.
C'est pourquoi, la Fédération des chasseurs de l'Aisne a mis au point un audit cynégétique.


Au départ, un questionnaire et un plan
Six pages de questions et une carte à compléter, une méthode simple pour effectuer un bilan cynégétique de son territoire, sorte de notation qui aboutit à des préconisations simples ouvrant sur les méthodes de financement des aménagements.

Un bilan en 18 points :
Les réponses aux questionnaires permettent d'établir un bilan précis de l'état cynégétique du territoire considéré. Celui-ci se décline en 18 points tous aussi essentiels. Ces points sont issu d'une réflexion initiée par M. Charles Séverin, lauréat des honneurs de la Chasse Laurent Perrier 1998 pour sa gestion de la perdrix.
Ils ont ensuite été définis par la commission fédérale petit gibier et les indices retenus figurent parmi les plus performants existants à l'heure actuelle. Nous n'en citeront que deux pour exemple, l'indice de rupture (qui traduit la forme et la taille du parcellaire) et l'indice de diversité culturale (qui exprime le nombre et l'importance des cultures différentes). Ces deux indices paysagers sont encore très peu utilisés alors qu'ils traduisent efficacement les capacités d'accueil des territoires.
L'audit cynégétique des territoires est aussi un outil de cotation des territoires selon leur valeur cynégétique.
A cette fin, il se base sur les dernières connaissances acquises en gestion et en biologie des espèces.
Il reprend ainsi les données issus de l'étude perdrix réalisée par les Fédérations et l'ONCFS et se base sur les dernières innovations en matière d'aménagements (allongement du parcellaire…).
Pour une lisibilité rapide, l'audit est rendu sous la forme d'un graphique, un radar, chaque point s'y trouve représenté et plus la courbe s'éloigne du centre, meilleur est le territoire pour la petite faune sauvage. Chaque point est ensuite décliné pour mettre en évidence les lacunes et les points forts du territoire.
Ensuite, l'audit propose une note globale du territoire nommée indice de potentialité cynégétique ; cet indice, noté sur 20, est la valeur globale du territoire, il prend en compte l'ensemble des points. Les préconisations de gestion ou d'aménagement qui accompagnent cet audit devraient permettre de répondre aux interrogations des gestionnaires, d'autant plus que des moyens techniques et financiers se développent pour aider à leur mise en place.
Rapide à faire et efficace, cet audit est à disposition des adhérents de la Fédération.
Il présente aussi un intérêt plus global. En effet, son suivi dans le temps (pourquoi ne pas envisager un repassage de l'audit dans 5 à 6 ans) permettra d'observer l'évolution des capacités faunistiques de l'ensemble du département et de juger de l'efficacité de l'application du Schéma Départemental de Gestion Cynégétique qui sera mis en place par la Fédération.

Les 18 points essentiels :  

Point 1 : le territoire :
superficie, morcellement et taille ; ce point rend compte de la capacité physique du territoire à gérer la petite faune. Il peut être bonifier lorsque le territoire se trouve englobé dans un secteur en gestion tel un  GIC.
Point 2 : les parcelles, maillage et taille :
ce deuxième point est l'un des plus importants, il exprime les capacités d'accueil du territoire pour la faune sauvage par une analyse fine du parcellaire à l'aide de nouveaux outils techniques. En effet, la taille du parcellaire n'est pas un critère fiable,  la longueur et la disposition des lisières offre la meilleure approche des capacités d'accueil.
Point 3 : l'assolement, la diversité des cultures :
 ce point porte sur le nombre de cultures différentes donc sur les offres diversifiées de couverts ou de nourriture pour la faune sauvage au cours du temps.
Point 4 : les cultures :
intérêt pour la faune sauvage ; ce point traduit l'importance de certaines cultures pour la petite faune sédentaire. Un exemple : pour la perdrix, les céréales d'hiver sont capitales alors que la luzerne déshydratée peut se révéler catastrophique.
Point 5 : l'eau :
ce point traduit la disponibilité en eau pour la faune sauvage, il est important en cas de sécheresse ou de volonté de diversifier la faune locales ex : présence de canards).
Point 6 : l'irrigation :
ce point peut être considéré comme handicapant, en effet l'irrigation peut se révéler catastrophique notamment lors de la couvaison et de l'élevage des jeunes.
Point 7 : les haies et talus :
importance et gestion ; ce septième point traduit la longueur de haies présentes sur le territoire ainsi que leur intérêt spécifique pour la faune sauvage.
Point 8 : les chemins :
gestion et fréquentation ; les chemins peuvent présenter un plus capital pour la faune sauvage, il peuvent aussi jouer un rôle négatif, tous ceci dépend de leur mode de gestion traduit par ce point.
Poi
nt 9 : les couverts hivernaux :
ce point exprime l'importance des couverts hivernaux pour la faune sauvage, il traduit notamment la présence des inter-cultures ou des Jachères Environnement Faune Sauvage qui offrent des abris capitaux.     

Point 10 : les sites de nidifications :
potentialités du territoire ; ce point exprime globalement le nombre de sites de nidification potentiel sur le territoire, donc le nombre de couples que le territoire est susceptible d'abriter, il est notamment basé sur l'importance des lisères et la présence de postes d'agrainage qui fixent les couples.
Point 11 : la gestion des bois et bosquets :
les bois peu entretenus présentent aussi peu d'intérêt pour la faune sauvage, ce point exprime cet intérêt en prenant en compte la régularité des coupes et recépages.
Point 12 : la nourriture des jeunes :
nous le savons, les poussins de perdrix ou de faisans sont exclusivement entomophages, ce point traduit donc la disponibilité en insectes notamment par la présence de bandes enherbées ou de chemins  " bien gérés ".
Point 13 : la nourriture de la faune sauvage :
 ce troisième point exprime la disponibilité en nourriture tout au long de l'année. Cette nourriture est fournie par les cultures mais aussi par l'agrainage.
Point 14 : la pression de chasse : 
 ne nous le cachons pas, une pression de chasse excessive peut faire fuir le gibier, ce point traduit cette pression.
Point 15 : la régulation des prédateurs :
s'il est un des éléments capital pour remonter un cheptel de petits gibiers, c'est bien la régulation des prédateurs, pour cela, différentes méthodes existent dont l'utilisation est caractérisée par ce point.
Point 16 : le suivi des populations :
tout bon gestionnaire se doit de connaître avant de prélever, ce point exprime cette connaissance.
Point 17 : la rationalisation des prélèvements :
les belles densités de petit gibier ne sont pas le fruit du hasard, elles ne s'obtiennent que lorsque les prélèvements sont limités aux potentialités. Les progressions exceptionnelles sur les secteurs en plan de chasse démontrent bien ce fait.
Point 18 : le gardiennage :
le braconnage peut nuire à la petite faune sauvage, pour le contrer, rien ne vaut un bon garde.

 

 

   Source : Chasses de Picardie N° 25

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