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Point 1 : le territoire : superficie, morcellement et taille ; ce point rend compte de la capacité physique du territoire à gérer la petite faune. Il peut être bonifier lorsque le territoire se trouve englobé dans un secteur en gestion tel un GIC. Point 2 : les parcelles, maillage et taille : ce deuxième point est l'un des plus importants, il exprime les capacités d'accueil du territoire pour la faune sauvage par une analyse fine du parcellaire à l'aide de nouveaux outils techniques. En effet, la taille du parcellaire n'est pas un critère fiable, la longueur et la disposition des lisières offre la meilleure approche des capacités d'accueil. Point 3 : l'assolement, la diversité des cultures : ce point porte sur le nombre de cultures différentes donc sur les offres diversifiées de couverts ou de nourriture pour la faune sauvage au cours du temps. Point 4 : les cultures : intérêt pour la faune sauvage ; ce point traduit l'importance de certaines cultures pour la petite faune sédentaire. Un exemple : pour la perdrix, les céréales d'hiver sont capitales alors que la luzerne déshydratée peut se révéler catastrophique. Point 5 : l'eau : ce point traduit la disponibilité en eau pour la faune sauvage, il est important en cas de sécheresse ou de volonté de diversifier la faune locales ex : présence de canards). Point 6 : l'irrigation : ce point peut être considéré comme handicapant, en effet l'irrigation peut se révéler catastrophique notamment lors de la couvaison et de l'élevage des jeunes. Point 7 : les haies et talus : importance et gestion ; ce septième point traduit la longueur de haies présentes sur le territoire ainsi que leur intérêt spécifique pour la faune sauvage. Point 8 : les chemins : gestion et fréquentation ; les chemins peuvent présenter un plus capital pour la faune sauvage, il peuvent aussi jouer un rôle négatif, tous ceci dépend de leur mode de gestion traduit par ce point. Point 9 : les couverts hivernaux : ce point exprime l'importance des couverts hivernaux pour la faune sauvage, il traduit notamment la présence des inter-cultures ou des Jachères Environnement Faune Sauvage qui offrent des abris capitaux. |
Point 10 : les sites de nidifications : potentialités du territoire ; ce point exprime globalement le nombre de sites de nidification potentiel sur le territoire, donc le nombre de couples que le territoire est susceptible d'abriter, il est notamment basé sur l'importance des lisères et la présence de postes d'agrainage qui fixent les couples. Point 11 : la gestion des bois et bosquets : les bois peu entretenus présentent aussi peu d'intérêt pour la faune sauvage, ce point exprime cet intérêt en prenant en compte la régularité des coupes et recépages. Point 12 : la nourriture des jeunes : nous le savons, les poussins de perdrix ou de faisans sont exclusivement entomophages, ce point traduit donc la disponibilité en insectes notamment par la présence de bandes enherbées ou de chemins " bien gérés ". Point 13 : la nourriture de la faune sauvage : ce troisième point exprime la disponibilité en nourriture tout au long de l'année. Cette nourriture est fournie par les cultures mais aussi par l'agrainage. Point 14 : la pression de chasse : ne nous le cachons pas, une pression de chasse excessive peut faire fuir le gibier, ce point traduit cette pression. Point 15 : la régulation des prédateurs : s'il est un des éléments capital pour remonter un cheptel de petits gibiers, c'est bien la régulation des prédateurs, pour cela, différentes méthodes existent dont l'utilisation est caractérisée par ce point. Point 16 : le suivi des populations : tout bon gestionnaire se doit de connaître avant de prélever, ce point exprime cette connaissance. Point 17 : la rationalisation des prélèvements : les belles densités de petit gibier ne sont pas le fruit du hasard, elles ne s'obtiennent que lorsque les prélèvements sont limités aux potentialités. Les progressions exceptionnelles sur les secteurs en plan de chasse démontrent bien ce fait. Point 18 : le gardiennage :
le braconnage peut nuire à la petite faune sauvage, pour le contrer, rien ne vaut un bon garde.
Source : Chasses de Picardie N° 25 |