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500 sangliers prélevés dans l’Aisne il y a moins de vingt ans, près de 5000 aujourd’hui. Ce département n’échappe pas à un phénomène observé partout en France. Aujourd’hui il faut se poser avec beaucoup de franchise la question : ne jouons pas avec le feu ? La gestion du sanglier, entre les indemnisations aux agriculteurs, le financement des expertises, le fonctionnement des protections coûte bon an mal an aux chasseurs de l’Aisne 1 096 565 euros (7 193 000 francs) Pour contenir les populations, durant les années, il a été développé à la fois l’agrainage et les clôtures. Les limites de cette artificialisation sont atteintes sauf à imaginer de parquer les animaux dans des espaces de plus en plus restreints et de les nourrir tout au long de l’année au point de transformer les territoires en élevages à ciel ouvert. Le plan de chasse sanglier tel qu’il est conçu dans l’Aisne permet d’assurer économiquement. Mais les effets pervers se font sentir dont le plus préoccupant est la surenchère sur les locations. Pour des raisons d’éthique cynégétique (le maintien du caractère sauvage du gibier), pour des raisons sociales (la nécessité de laisser la chasse financièrement accessible), pour des raisons citoyennes (le devoir d’éviter des dégâts exponentiels et la multiplication des accidents de la circulation), il nous faut franchir résolument le pas de prélèvements réalistes au regard des densités. Il ne s’agit pas de sonner le Saint Barthélemy du sanglier mais simplement de gérer raisonnablement une espèce dont nous ne devons jamais oublier que son taux moyen d’accroissement est de 100% par an. Paul-Henry Hansen-catta
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