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FÉDÉRATION DES CHASSEURS
DE PICARDIE

Village Oasis Bâtiment Fagus
Allée de la Pépinière
80044 Amiens Cedex 1
Tél : 03 22 67 12 15
Fax : 03 22 67 12 11
Email : frc.picardie@wanadoo.fr

 

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Le chasseur naturaliste

 

 
Les Pics, une histoire  de pique pique

Tapage dans les troncs, escalade dans les branches, vol en cascades, mais pourquoi les pics font-ils leur cinéma ?

L'ordre des piciformes auquel appartiennent les pics est représenté en France par deux sous-familles et 9 espèces :

-  la sous-famille des jynginés avec comme unique représentant le torcol fourmilier
-  la sous-famille des picinés (pics proprement dits), comprenant :       

- le Pic à dos blanc
- le Pic cendré
- le Pic épeiche
- le Pic épeichette
- le Pic mar
- le Pic noir
- le Pic tridactyle
- le Pic vert
..................................
 

Ces 9 espèces sont protégées au niveau national et inscrites dans les annexes de la directive oiseaux.
Oiseaux prédateurs, les pics se sont adaptés à la façon dont ils trouvent leur nourriture. Avec leur bec, ils creusent des trous dans l'écorce et dans le bois pour atteindre les insectes ou leurs larves qui y vivent. Pour ce faire, ils disposent d'un bec extrêmement fort et dur dont le travail est épaulé par une grosse tête et un cou vigoureux.


 
Long bec et langue fourchue

Les Pics extraient leurs proies avec leurs langues pointues et extensibles, pourvues à leurs extrémités d'une excroissance tactile et gustative en forme de crochet, qui leur permet d'atteindre leurs pitances même au bout d'une longue galerie.
Avant de creuser un trou, ils s'assurent qu'il y a dans le bois une telle galerie, en tambourinant sur le tronc de l'arbre. Le bois déjà troué par les insectes donne un son différent de celui du bois sain. Cette utilisation provoque une usure importante du bec compensée par une croissance exceptionnelle, jusqu'à 0.5 mm par jour chez le pic noir et de 0.1 à 0.3 mm chez le pic épeiche.
En hiver, certaines espèces comme le pic-vert, creusent de profonds tunnels dans le sol pour dénicher des fourmis hibernant dans leur fourmilière.
En cherchant leur nourriture, les Pics ont un style tout particulier. Ils grimpent sur les troncs en spirale, depuis la base jusqu'à une certaine hauteur, puis volent vers un autre arbre.
Ce mode de déplacement a induit d'autres spécialisations, ainsi, les pics disposent d'une queue courte très rigide qui fait office de point d'appui et de ressort pour s'élancer sur les troncs verticaux.
La mue des plumes de cette queue suit un cycle spécial, elle ne débute pas par les deux rectrices médianes mais par leurs voisines et progresse vers l'extérieur.
Les plumes médianes ne tombent que lorsque les autres rectrices sont presque au terme de leur croissance assurant ainsi un relais efficace.


Taper du bec pour séduire
 Lors de la saison de reproduction, leurs parades nuptiales sont constituées de cris et de tambourinages qui permettent au mâle d'attirer sa future compagne. Chaque espèce dispose de tambourinages spécifiques qui permettent de l'identifier. Le mâle creuse une cavité ou en utilise d'anciennes qu'il fait visiter à sa promise.
La couvaison est réalisée en grande partie par le mâle.
Les jeunes, après leur éclosion, restent au nid vingt-cinq jours environ et dévorent véritablement les insectes et fourmis apportés par leurs parents (150 000 proies pour 4 jeunes de pic noir).
Par les cavités qu'ils creusent, les pics jouent un rôle écologique primordial. Ils fournissent en effet d'indispensables nids à plusieurs espèces cavernicoles tel les chouettes, pigeons, écureuils, chauves-souris


Notre article ci contre explique de façon précise comment le pic recherche sa nourriture avec son bec et sa langue. Jusque là, tout est normal mais quand l'oiseau en question jette son dévolu sur des toitures couvertes d'ardoises, ce n'est plus la même musique.
En Thiérache, région agricole, où il ne manque pas d'arbres (même si des centaines d'hectares de pâtures avec des pommiers de haute tige ont disparu) des propriétaires d'habitations principale ou secondaire, de corps de ferme ont réglé des factures dont le montant total s'élève environ à
60 000 €. Le pic vert recherche les mouches cachées sous les ardoises et pour les faire sortir, il frappe et même découpe les ardoises. Les feuillets et les lattes ne sont pas attaqués.
Sa préférence va plutôt sur les veilles toitures mais des toits neufs d'un mois ont fait aussi l'objet de dégradations. Il a été remarqué que les tours de cheminée (source de chaleur) et le tour des châssis étaient des endroits privilégiés. Il n'y a pas apparemment de période spécifique. Ce comportement dure depuis 4 ans et la tension monte chez les habitants

 S. Le G.
Source :  Chasses de Picardie N° 29

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