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Poids : D'un poids d'environ 65 g, c'est la plus petite des grives européennes. Une sous-espèce de plus grande taille occupe l'Islande et les Iles Féroé, au large de l'Ecosse.
Reproduction : De fin mai à fin juillet deux pontes successives composées de 4 à 6 veufs sont déposées dans des nids placés à faible hauteur.
Alimentation Les proies animales forment l'essentiel de sa nourriture : insectes et leurs larves, petits escargots et surtout vers de terre, proie la plus fréquente en été. En automne, comme les autres grives, elle profite de l'abondance des baies pour varier son menu.
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De la famille des turdidés comme le merle noir, le rouge-gorge et le rossignol, elle est appelée siffleuse ou quine dans le sud-est de la France. Un large sourcil blanc ou jaunâtre, les flancs et le dessous des ailes de couleur rousse permettent de la différencier aisément des autres grives : draine, musicienne ou litorne. Le mâle et la femelle ont un plumage identique.
Son cadre de vie : les forêts, les haies, les bosquets En période de reproduction, dans le nord de l'Europe, la grive mauvis se plaît en milieu forestier, le plus souvent dans les bouleaux, pins et épicéas. Elle affectionne plus particulièrement les bords de rivières et les terrains marécageux. Pendant l'hivernage, au sud et à l'ouest de l'Europe, les haies et les bosquets en bordure de prairies et de champs ont sa préférence.
En France Elle ne niche pas en France, et arrive dans notre pays vers octobre, en provenance de Scandinavie et de Sibérie. Ses déplacements migratoires sont surtout nocturnes et les tsii... tsii... émis continuellement par les vols en migration permettent de repérer facilement les forts passages. Les arrivées se prolongent jusqu'au cœur de l'hiver. Espèce commune à cette époque, on l'observe régulièrement en compagnie de grives litorne. Sensible aux conditions climatiques, elle paie un lourd tribut lors des vagues de froid. Elle est, avec la grive musicienne, une espèce gibier très recherchée en France, en particulier dans la moitié sud.
Avenir de la grive mauvis Les fluctuations des ses mouvements migratoires, soumis essentiellement à la météorologie, peuvent faire croire tour à tour à un accroissement ou à une chute des effectifs. Après une augmentation sur les territoires de nidification au cours des dernières décennies, on note à présent une certaine stabilité, voire des décroissances locales. La réalité est cependant difficile à cerner et le maintien d'un habitat optimal à tous les stades du cycle biologique de l'espèce reste le meilleur garant de la bonne santé des populations de grives mauvis. |