Seules trois des nombreuses espèces d’amphibiens présentes en France ne sont pas protégées :
- La grenouille verte ; - La grenouille rousse (pour ces deux espèces, la récolte est autorisée (voir encadré) mais la commercialisation interdite) ; - l’envahissante grenouille taureau récemment arrivée d’Amérique du Nord, dont la destruction doit être systématique.
Certaines espèces sont protégées au niveau européen, c’est notamment le cas du Triton crêté, dont l’intérêt communautaire participe à la classification de 8 sites Natura 2000 en Picardie (estuaires et littoral picards, marais arrière-littoraux picards, basse vallée de la Somme, marais de la moyenne Somme, landes et forêts humides du bas Bray et de l’Oise, marais de Sacy-le-Grand, marais de la Souche, Moyenne vallée de l’Oise, domaine du Verdilly…)
Les amphibiens (ou batraciens) sont des espèces charnières entre les vertébrés aquatiques et les vertébrés terrestres. Apparus il y a 350 millions d’années, ils regroupent aujourd’hui environ 250 genres et 3000 espèces dont un peu plus d’une vingtaine sont présentes en France. Parmi ces espèces, on distingue trois ordres ; les apodes (sans pattes non présent en Métropole), les urodèles (tritons salamandres…) et les anoures (grenouilles, crapauds…).
Des êtres à métamorphoses. Leur vie commence le plus souvent sous forme larvaire dans le milieu aquatique puis ils se métamorphosent lentement. La larve (pour les urodèles) ou le têtard (pour les anoures) possède une respiration branchiale et est pourvu d’organes de la ligne latérale, comme chez les poissons. Les branchies disparaissent ensuite au cours de la métamorphose.
Certains décident alors de conserver une vie aquatique, d’autres, comme la salamandre adoptent une vie quasi exclusivement terrestre. Leur respiration est adaptée à ces changements de milieux, elle peut s’effectuer par la peau, les poumons, la muqueuse de la bouche et du pharynx. La respiration cutanée (par la peau) peut devenir prédominante et même assurer la totalité des échanges respiratoires. A cette fin, la peau des amphibiens est très fine et richement vascularisée pour permettre les échanges entre l’air et le liquide sanguin.
La taille des amphibiens oscille en moyenne entre 8 et 20 cm mais certaines espèces ne dépassent pas le centimètre alors que la salamandre géante du Japon peut atteindre 1, 50 mètres. Redoutables prédateurs des zones humides, les batraciens se nourrissent exclusivement de nourritures animales, arthropodes, vers, mollusques, alevins et têtards sont leurs mets préférés. Malheureusement, la pollution de l’eau, l’assèchement des mares et étangs et la multiplication de leurs prédateurs (hérons, poissons chats) provoquent une lente régression des effectifs de l’ensemble des espèces.
L’évolution des amphibiens : Ils représentent les premiers vertébrés apparus sur la terre ferme. Ces pionniers, vivant il y a 350 millions d’années, sont connus sous le nom de stégocéphales.
Les paléontologues pensent cependant que les amphibiens actuels ne forment pas un groupe homogène, dérivé d’un même ancêtre. Les anoures seraient issus de stégocéphales alors que les apodes dériveraient de microsaures et que l’origine des urodèles serait inconnue.
Stéphane Le Gros
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